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6 décembre 2013, Battambang, Cambodge.

Tout a démarré finalement, il y a presque 20 ans. Au retour au pays après le terrible génocide des khmers rouges, une bande de 8 potes ont créé une association nommée Phare Ponleu Selpak (la lumière de l’art) en périphérie de Battambang. Aujourd’hui, un grand nombre d’apprentis de cette école ont plus de 20 ans et ne demandent qu’à voler de leurs propres ailes et s’exprimer. Cette nuit là, certains d’entre eux, déjà gradués, ont réalisé une performance de rue à porté d’yeux khmers !

Battambang, l’ouest cambodgien

Battambang, deuxième ville du Cambodge par le nombre d’habitants (plus de 250 000 âmes), est depuis des centaines d’années connu comme étant le centre commercial de l’ouest du pays.

Durant le 20ème siècle et la période coloniale, les français ont transformé la ville qui était très rurale, bâtissant un centre ville en dur toujours très remarquable aujourd’hui malgré les enseignes publicitaires. Le centre ville attirait les paysans des alentours qui venaient vendre leurs produits au marché central (Psar Nat) mais pas seulement ; le centre ville attirait de plus en plus une élite de  cambodgiens qui adoraient les boulangeries, cafés, cinéma et théâtres installés le long de la rivière Sangker et des rues parallèles. Cependant, le 17 avril 1975, la guérilla khmère rouge entra dans Phnom Penh, la capitale ; le 18 Phnom Penh était évacué par la force et le 24 Battambang l’était à son tour. C’était le début de l’ère d’anéantissement de tout ce qui faisait le Cambodge ; si bien qu’en seulement 4 ans, un tiers de la population était décimé. Et ce n’est qu’au milieu des années 90 que le Cambodge commença à se reconstruire…

Phare Ponleu Selpak et la renaissance de l’art

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